Les tribulations d’un astronome

Appareils photos

vendredi 7 mai 2010 par Guillaume Blanc

Pour autant que je me souvienne, je me suis quasiment toujours baladé avec un appareil photo autour du cou. J’ai commencé avec un Kodak Instamatic 126, appareil compact qui n’avait pour seul atour un déclencheur. Aucun réglage d’aucune sorte. Facilité de chargement de la pellicule puisque le format 126 a été inventé par Kodak justement pour pallier aux difficultés d’amorce du film 135. Pour l’enfant que j’étais, c’était parfait.

Ensuite, je suis passé directement au format 24x36. Probablement avec un compact quelconque. J’ai souvenir du « Baroudeur » un appareil compact étanche, qui pouvait même aller sous l’eau. J’étais dans ma période « plongée sous-marine », donc je me régalais avec cet appareil.

Et puis, en grandissant, j’ai eu envie de voir autre chose. Mes parents commencèrent à me prêter leurs réflex. Quand ils sont passés à l’autofocus, avec notamment le Nikon F90, j’ai hérité du Nikon FE 2 de ma mère. Là, j’ai commencé vraiment à faire des photos. Il fallait tout régler, ouverture, vitesse, je me régalais. Il m’a suivi dans la décennie 1990... Je l’ai trimbalé partout jusqu’en août 1999.

Je l’avais emmené avec moi à Bucarest pour photographier l’éclipse totale de Soleil du 11 août. Et puis le jour de mon arrivée, je me suis perdu dans la ville, j’ai voulu prendre un bus, et je me suis fait dévalisé. Ils ont pris mon appareil photo, et tous mes papiers. Ce fut bien galère pour les papiers (passeport, billets d’avion, etc.) envolés, mais je pleurais surtout mon Nikon en regardant l’éclipse de mes yeux nus...

À mon retour, ne pouvant décemment pas me passer d’appareil photo très longtemps, j’ai investi dans l’autofocus : j’ai acheté un Nikon F70. Qui m’a déçu : des piles au lithium qui craignaient le froid (pas moyen de faire des photos en haute montagne !), pas de test de profondeur de champ... Mais la bête m’a rendu malgré tout bien des services dans mes tribulations !

En octobre 2004, j’ai eu la chance de me voir offrir un petit appareil photo numérique. Un Canon Ixus 40. Je me glissais dans les rangs. Un peu comme pour monsieur et madame Toulemonde, ce petit engin, qui tient dans le creux de ma main, a révolutionné ma façon d’appréhender la photo : je le trimbalais partout, toujours dans mon sac, à porté de main, et si une belle lumière ou un bel angle de vue se faire sentir, hop, il était là... C’est également en montagne que l’effet fut notable : plus de torticolis à force de porter mon kilo de réflex autour du cou... L’Ixus restait en permanence dans sa petite sacoche accrochée sur la bretelle de mon sac à dos, discret, léger, mais toujours là au cas où. Le nombre de photos que je prends en montagne s’en est trouvé décuplé !

D’ailleurs le nombre de photos tout court que je prenais s’en est trouvé décuplé par l’arrivée du numérique dans ma vie de photographe : je pouvais enfin faire des essais que je n’aurais jamais pu imaginer en argentique. D’ailleurs il m’arrive aussi de faire des photos pour passer le temps : n’y a-t-il pas toujours quelque chose à photographier... ?

À Noël 2007, tout en gardant dans la poche le petit Ixus, je me suis vu offrir un réflex numérique. Un Nikon D200. Créativité sans limites ? Dans la foulée je l’ai embarqué en Éthiopie, j’ai lu le mode d’emploi dans l’avion. J’avais alors deux objectifs, un 28-70 mm Nikon, datant du F70, et un 75-300 mm Sigma non autofocus de piètre qualité. Focales à multiplier par 1,5, vu que la taille du capteur CCD du D200 est 1,5 fois plus petite que celle d’un film 24x36 mm. Cette année, je me suis offert un zoom 18-200 mm (soit 27-300 mm en équivalent 24x36) Nikon, qui est d’une qualité fantastique et qui ouvre une foule de possibilités notamment en montagne. Pour la peine je l’emmène même avec moi en montagne : dans une poche ventrale soutenue par un harnais avec des bretelles, il ne me quitte pas et se trouve toujours à disposition.

Et puis le progrès (exponentiel) aidant (ou pas !), l’Ixus 40 fini quand même par avoir trop peu de pixels (4 millions, soit des agrandissements jusqu’à 20x30 cm maximum), donc l’année dernière j’ai investi dans son frangin plus récent, l’Ixus 870, dont je suis très content. Après avoir quand même essayé un Olympus mu1030 SW, donné pour baroudeur, étanche, incassable, etc, qui s’est révélé très décevant en montagne, l’écran de contrôle brillant comme un miroir : j’y voyais ma gueule, mais impossible de viser au Soleil. Ça faisait cher le miroir, je l’ai réexpédié. L’Ixus 870 a 10 millions de pixels, tout comme le D200. De surcroît en mode macro il peut faire la mise au point à 1 cm, et ça j’adore. Je peux ainsi photographier des trucs improbables... Et sa qualité fait qu’une image de petite fleur agrandie en 30x40 cm est tout à fait acceptable !

Dans l’histoire je ne sais pas si mes épaules y ont gagné quelque chose, vu que bien souvent je trimbale à la fois le petit Ixus ET le gros D200, surtout en montagne...


Suite, le 30 août 2016

N’ayant pas trouvé dans la série des Canon Ixus de quoi remplacer ce petit appareil, en mars 2015, j’ai finalement opté pour un Olympus Stylus TG-3 : je suis très content de cet appareil, étanche, anti-choc, mais surtout avec une position macro très performante. J’ai fait des photos de flocons de neige avec ! Par contre, pour d’autres situations, comme les couchers de soleil, ce n’est pas idéal : zoom peu performant, pas mal de reflets aussi.


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 370 / 590422

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Photographie  Suivre la vie du site Articles   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.17 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 10