Les tribulations d’un astronome

Et si trop d’info tuait l’aventure ?

samedi 23 février 2013 par Guillaume Blanc

Et voilà, encore un week-end ski annulé. Nous devions partir avec le GUMS dans le val d’Aoste en Italie, découvrir le Val de Rhème. Plein de neige, nivologie correcte, cette fois ce qui nous a arrêté ce sont les prévisions météo pourries : chutes de neige et froid sibérien étaient prévus pour ce week-end, ce qui nous a globalement refroidi. D’habitude on ne se laisse pas arrêtés pour si peu, mais nous avions plusieurs groupes de débutants dans le car, alors passer le week-end dans la purée de pois à se geler les extrémités n’avaient rien de très réjouissant. Et pourtant...

Pour le montagnard parisien que je suis, internet est une source inépuisable d’informations cruciales : topoguides, conditions quasiment en temps réel, prévisions météo, hauteurs de neige en fonction de l’altitude, prévision du risque d’avalanche... au point que l’on se demande comment « ils » faisaient avant ? Avant internet...

Lundi, le champ des possibles était encore ouvert : prévisions météo certes mitigées sur le week-end à venir, mais rien de bien dramatique en hiver. La neige est là et bien là, le risque d’avalanche atteint des niveaux raisonnables... Et puis, mardi, l’interrogation naquit. Malgré la tempête de beau temps qui régnait alors un peu partout, le week-end s’enfonçait résolument dans le mauvais temps. Mercredi, je tapotais sur mon ordi, relié au vaste monde, pour voir si quelque cieux plus clément ne pourrait pas nous accueillir pour une paire de journées de fin de semaine, nous et nos skis. La Suisse était plongée sous le même type de temps, les Alpes françaises aussi. Restait un petit bout des Pyrénées Orientales, où l’icône soleil semblait régner. Les Pyrénées ? Mais ce serait formidable, un petit parfum d’exotisme, un petit Canigou à skis ou bien un petit Carlit, parcouru à pieds dans une autre vie ! Il y a des wagons de neige dans le massif, une fois n’est pas coutume, si de surcroît, c’est là qu’il fait beau, alors... Le temps de me déconnecter une petite heure, de rêver aux Pyrénées, le sourire au coin des lèvres, et le vaste soleil des Pyrénées Orientales avait viré au gris pâle. L’achat du bulletin montagne de Météo France confirma que le Carlit à skis, ce sera pour une autre fois.

Retour dans le Val de Rhème. Si pas de détournement envisageable, essayons de trouver des bons côtés à la destination prévue. Mais un froid polaire est prévu (-10°C en journée, -15°C le soir) et nous avions prévu de bivouaquer. Ça, encore, avec un bon duvet, on survit. Et puis du brouillard samedi avec de faibles chutes de neige, et des chutes de neige importantes et continuelles dimanche. Se cailler et ne rien voir du paysage, ça faisait beaucoup.

Je me retrouve donc chez moi, à écrire ces élucubrations en regardant la neige tomber — car il neige en région parisienne ! — bien au chaud derrière mon double vitrage...

Si nous avions pas eu toutes ces prévisions, si un doute avait subsisté, peut-être y serions-nous allés, ça n’aurait pas été un week-end folichon, mais néanmoins probablement mémorable. Nous aurions pris l’air, on aurait rigolé sous la tente pour se réchauffer. Ou plutôt on se serait emmitouflé au fin fond de nos duvets pour attendre que ça passe. Et puis, qui sait, peut-être n’est-ce pas si horrible que ça, en ce moment, là-bas ? Qui sait ?

Voici donc un petit florilège des sites webs consultés :


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