Les tribulations d’un astronome

Départ

vendredi 9 septembre 2005 par Guillaume Blanc

Je me faisais une montagne de résilier mes contrats de flotte, gaz, ordures ménagères. Ce fut fait dans la plus grande simplicité. Puis le téléphone. Facile aussi. L’ADSL, que je ne peux plus utiliser depuis plus de trois mois parce que le routeur est tombé en panne. Tout neuf, qu’il était. Dix jours qu’ils m’avaient dit au service après-vente. Ça fait trois mois et demi. Toujours pas de routeur en vue. Je leur ai laissé mon adresse en France. Qu’ils se démerdent. Quel ramassi de ploucs, cette boîte, quand même. Deux lignes sur une feuille blanche, le tout envoyé en recommandé à mon fournisseur d’accès. A posto ?

Presque. Faut encore que je termine de libérer mon bureau à l’observatoire (qu’est-ce que j’ai pu accumuler comme paperasse, papiers divers et variés, et bouquins en deux ans !), que je range, vide et nettoie mon appart’...

Mais le plus important, ce fut de dire au revoir à mes amis. J’ai fait ça en deux fois. Double vie. Mercredi soir, les montagnards se sont retrouvés chez l’un d’eux. Un grand pique-nique, sur l’immense balcon de sa maison. Une soirée inoubliable. Ils étaient tous là. Presque. Andrea était en train de terminer une voie sur la Marmolada quand nous commençâmes les festivités... Sa copine Lara, l’attendait au pied. Au menu, un taboulé, une salade de pâtes à la mongolienne (oui, des amis ont passé le mois d’août en Mongolie), de la chacutaille, de quoi boire (dont une bouteille de vodka mongolienne, qui paraît-il, avait un bel effet décapant sur la tuyauterie !). J’ai eu la surprise de recevoir un petit cadeau de leur part, une superbe veste en polaire. Et un petit mot que je ne suis pas près d’oublier ! Tout ça s’est terminé tranquillement vers minuit. Leur plus beau cadeau, c’est que je sais que je les reverrai. Ici, à Paris, où à mi-chemin, sur les montagnes !

Jeudi ce fut au tour des collègues et amis de l’observatoire. Ne pas mélanger les torchons avec les serviettes, surtout. Dans l’après-midi un petit goûter à l’observatoire. Pendant trois jours je me suis demandé ce que je pourrais bien acheter comme vin ou apéritif pour aller avec. Et finalement, je me suis dit qu’après tout, c’était mon goûter, et par voie de conséquence, ça serait arrosé au jus de fruit. Na. Personne n’a trouvé à y redire. Sympa, gentil, chaleureux aussi, ce fut. J’ai aussi eu la surprise de recevoir un petit cadeau : un superbe livre de non moins superbes photos des Dolomites. Ils avaient bien compris où j’allais me fourrer le week-end, mes collègues et amis de l’observatoire ! Ils ont tous dédicacé la première page. Mais le plus beau, c’est que malgré tout, il y en a quelques-uns que je reverrai. Nancy la canarienne, Milena l’italienne et son copain Jairo le canarien, Jésus l’espagnol, Avik l’arménien, Mauro l’italien... C’est pour eux que j’ai fait cet « au revoir ». Les autres... Ben, on ne choisi pas toujours ses collègues au travail ! Le soir, on est allé manger une pizza. C’était sympa. Mais il manquait quand même le petit quelque chose de la soirée de mercredi. Ce petit quelque chose qui fait que l’air pétille quand on se retrouve avec ses amis, à se raconter la dernière aventure, l’autre dimanche, quand on courait sous la grêle en montagne, en rigolant comme des bossus...

Cet après-midi, j’ai fait une expédition (pas punitive, encore que ça aurait été bien mérité et que l’envie me titillait) à ma banque. Pour fermer mon compte. Je tombais sur une charmante jeune femme, plutôt compétente, une fois n’est pas coutume (vachement mieux que mon interlocutrice habituelle, moche et complètement à côté de ses pompes) ! Dommage que je tombai sur elle seulement maintenant, la dernière fois que je mettai les pieds dans cet établissement. Ceci étant, et comme rien n’est simple en ce bas-monde, d’une part ça coûte la peau du cul de fermer un compte ici (sales voleurs de banquiers... Aux US, ça ne m’avait rien coûté !), d’autre part, ça prend des plombes ! M’enfin, avec un peu de chance, ça prendra peut-être des plombes, mais ça se fera sans moi. Avec un peu de chance, je n’y laisserais pas trop de plumes...

Reste à rendre les clefs de l’appart lundi matin. Puis à faire un truc chez le fisc d’ici-bas. Leur dire que je me barre de l’appart ou un truc dans le genre. Pour éviter qu’ils me courent après dans le futur. Comme mon agence immobilière est tenue par une paire de philanthropes, ils vont me donner un coup de main pour faire ça. Et après, zoup, départ vers le grand ouest !


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