Les tribulations d’un astronome

Nuages

vendredi 18 juillet 2014 par Guillaume Blanc

Je regarde les nuages par la fenêtre de mon bureau, je suis fasciné par la beauté de ces masses blanches qui voguent dans le ciel bleu. Fines dentelures, ou massives enclumes, vaguelettes ou coussinets, plumes ou rayures, leur forme, souvent extravagante, leur panache, sont la source d’un plaisir visuel chaque jour renouvelé. Leur couleur, blanche, qui contraste si bien avec le ciel, bleu, résultats tous deux du même processus physique, la diffusion de la lumière. Que serait un ciel sans nuages ? Ils décorent si bien, finalement, notre quotidien. Ce serait sans doute aussi triste qu’un ciel uniformément nuageux, gris. L’uniformité, à la longue, abîme. Mieux vaut être sous, voire même sur les nuages, que dedans : les contempler d’en bas, ou d’en haut. C’est esthétiquement plus jouissif. Le regard porte plus loin. Les nuages transcendent les frontières, ceux qui ponctuent le ciel parisien n’ont rien à envier à ceux qui chapeautent les montagnes. Ils ont des noms poétiques, cirrus, cumulus, stratus, nimbus, qui résonnent comme ceux d’une certaine littérature gauloise.

En dehors de cette approche émotionnelle, la physique qui est à l’œuvre dans ces objets est elle aussi fascinante : thermodynamique et nucléation, hydrodynamique et turbulence, rayonnement et transfert radiatif, etc. Beauté interne, beauté externe... Que la nature est belle !


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