Les tribulations d’un astronome

Mort aux clebs qui chient partout et à leurs maîtres

vendredi 27 février 2015 par Guillaume Blanc

Franchement, pourquoi devrais-je me priver de marcher dans l’herbe sous prétexte que la moindre parcelle de verdure est complètement minée par ces petits tas puants ? Donc je vais marcher dans l’herbe, mais non sans garder le regard constamment fixé sur chacun de mes pas dans le but d’éviter ces mines immondes qui polluent les villes. Ben oui, parce qu’à la campagne, on ne trouve pas dix crottes de clebs par mètre carré de gazon. Et puis marcher dans des crottes de clebs ou des bouses de vaches, en montagne par exemple, ce n’est pas très grave (encore qu’à choisir je préfére marcher dans une bouse de vache, mais c’est une autre histoire !). En ville, marchez dans une merde, et hop, tout le monde vous fuit tellement ça empeste autour de vous. Et de fait. Et puis c’est tellement agréable de marcher dedans sans s’en apercevoir, et donc d’en mettre un petit peu partout, dans l’appart, au bureau, dans la voiture... Comme ça tous ces lieux sentent bon la nature après coup. Je me demande pourquoi au supermarché on trouve des annihilateurs de mauvaises odeurs à la lavande et non aux crottes de chiens...

Je pensais que ces choses étaient d’un autre âge (à Paris, y’a du mieux !), avant de mettre joyeusement le pied dedans, alors que j’errais de nuit dans les méandres de ma résidence. Et de constater qu’il y a régulièrement un morceau de voirie piétonne — celle-là même où ma fille adore faire de la draisienne ! — , dans cette même résidence, qui est miné en permanence.

Dans le parc « nature » à proximité de l’Yvette, ce sont les espaces verts qui sont invariablement minés. De quoi donner envie de ramasser la chose (avec des gants) et de la faire bouffer aux promeneurs de clebs !

Car on pourra toujours arguer que ces pauvres bestiaux à quatre pattes n’y sont pas pour grand-chose. L’appel de la nature. Ben oui, personne n’a encore inventé le chiotte pour les clebs. Mais d’abord, à quoi ça sert à quoi un clebs, si ce n’est à chier partout et à gueuler contre les passants ? À promener son maître (ou sa maîtresse, c’est selon). On pense donc que ça ne sert à rien. Mais détrompez-vous, car au moins pendant ce temps, le maître (ou la maîtresse) en question, fait lui (elle) aussi son quart-d’heure de sport : la pub dans le métro parisien ne clame-t-elle pas que chaque pas améliore un peu la santé de celui (celle) qui le fait ? Donc notre promeneur de chien, ce faisant, fait de l’exercice. Et qui fait de l’exercice (physique, j’entends) ne s’en porte en général pas plus mal, et donc contribue à ne pas accentuer le trou de la sécurité sociale.

Ceci étant, il y a aussi les têtes en l’air, qui vont impunément glisser sur les fameuses déjections laissées de-ci de-là par ces animaux, pleins de bon sens, finalement, qui ont l’intelligence (??) de sortir faire marcher leur maître ou maîtresse un peu chaque jour. Et qui glisse sur ce genre de choses, non seulement s’en retrouve couvert, mais en plus à de fortes chances de se casser quelque chose. Surtout si le-dit tête-en-l’air commence à accumuler quelques années, et de fait voit ses os un peu moins solides qu’au temps de sa vigueur. Donc, l’économie réalisée par le propriétaire du chien quant à sa santé se retrouve illico submergée par celui (celle) qui se trouve être son involontaire victime... Match nul ?

Pour revenir sur les bienfaits de la petite crotte quotidienne, je pense (et c’est tant mieux) que les quelques minutes que dure la fameuse balade (dont l’objectif, ne l’oublions pas, est quand même de laisser ces petits cairns odorant ci et là) a au moins le mérite de mettre le baladeur (du chien, celui qui est au bout de la laisse) à l’abri des âneries de la télé. Donc, a contrario de son alter ego qui n’a pas cette formalité à accomplir chaque jour, et qui de fait, passe quelques minutes de plus devant sa télé qui l’abruti sans même qu’il ne s’en rende compte, notre promeneur de chien s’en retrouve à la longue, un peu moins stupide. Donc, oui, je suis POUR les promenades de santé à la fois physique et mentale de mes concitoyens citadins. Même si les désagréments ne les touchent pas eux directement (ils s’en foutent comme de leur première laisse), mais le reste de la population citadine. Peu importe, eux ont prit l’air (même s’il s’agit de l’air hautement enrichi en gaz divers, CO2, CO, et j’en passe... plus ou moins bon pour la santé), ont fait de l’exercice, et ont évité un lavage de cerveau. Que leurs concitoyens glissent, marchent dedans, ou tout simplement doivent regarder où ils posent chacun de leur pas, est le cadet de leur soucis... Sans compter les gamins qui jouent dans la pelouse et dans le bac à sable !


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