Les tribulations d’un astronome

Mort aux automobilistes (et aux motards) qui ne respectent pas le code de la route

jeudi 1er septembre 2016 par Guillaume Blanc

Il y a les voitures qui n’ont visiblement pas de clignotant, ou bien des conducteurs qui n’imaginent pas une seconde qu’en dehors de leur habitacle un monde existe, dont une sous-partie pourrait apprécier, accessoirement, de prévoir la trajectoire du véhicule en question par l’intermédiaire du clignotant, donc. Il y a ceux qui klaxonnent intempestivement, mais ceux-là, j’en ai déjà parlé là. Il y a ceux qui se garent n’importe où, piste cyclable, place pour handicapés — j’en ai pour une minute ! Ah oui ! et si un type en fauteuil se pointe, vous croyez qu’il va descendre de sa voiture pour vous demander gentiment de bien vouloir partir ? —, voire même au beau milieu de la chaussée — j’en ai pour une minute ! — ou sur un trottoir obligeant les piétons à passer sur la chaussée pour contourner l’obstacle — intéressant avec une poussette et un enfant dedans... —. Il y a ceux qui roulent trop vite, surtout en ville. Et quand je suis en vélo ça fait peur. Et quand je suis en vélo, tirant la charrette de ma fille, ça fait encore plus peur. Par deux fois, je me suis fait doubler dans un virage — le même —, alors que j’étais en vélo en tirant la charrette avec ma fille dedans, voiture dépassante qui s’aperçoit qu’une autre voiture arrive en face — normal quand on dépasse sans visibilité dans un virage — et de se rabattre sur le côté, moi, donc [1]. Et de toucher le bout de mon guidon avec leur rétroviseur. Sans compter le fait qu’un vélo doit être doublé avec un espace de 1,50 m au moins. Mais c’est anecdotique, hein. Flippant. Et puis dans la case « je suis seul au monde » il y a la kyrielle d’automobilistes qui roulent systématiquement sur la voie du milieu sur l’autoroute à trois (ou plus) voies. Après moi, le déluge : démerdez-vous pour me dépasser, je m’en fou : le gymkhana c’est pour les autres ! Ce n’est pas forcément dangereux, c’est seulement pénible. Individualisme. Et enfin, les motos. C’est simple : rares sont les motards qui respectent le code de la route. À croire qu’ils ont le leur, qu’on ne connaît pas. Un motard, ça ne connaît ni les files de circulation (passage entre deux files), ni les limites de vitesses (combien de fois je me suis fait frôler en voiture par des motards surgis de derrière tellement subitement que je ne les avais pas vus), ni les lignes blanches... Les motards font peur, ils se croient en permanence sur un circuit.

Quand on circule en vélo, se retrouver aux côtés de bagnoles qui ne respectent rien est pénible et dangereux. Mais quand on circule en voiture c’est aussi pénible (et dangereux, mais moins, quand même). Entre le type (ou la nana) qui se croit seul au monde, ou bien qui a oublié de demander l’option clignotant en achetant sa caisse, et celui qui se croit sur un circuit de vitesse, le premier est pénible : alors il va tourner là, ou bien là, ou peut-être là, attendons de voir pour savoir... Le second est dangereux. Si tout le monde respectait scrupuleusement les limites de vitesse en ville, il n’y aurait pas besoin de ces horribles dos d’ânes qui fleurissent comme les crocus sur une pelouse alpine au printemps, mais qui ne fanent pas avec le temps, eux.

Sans compter les autres égoïstes qui s’imaginent que les trottoirs, passages piétons et autres pistes cyclables sont des parkings. J’en ai pour une minute.

Ceux qui téléphonent au volant. Deux mains, une sur le volant, l’autre autour du téléphone. Et vas-y que je te raconte ma vie tout en conduisant ! Non mais franchement, vous n’avez jamais réalisé que votre esprit était complètement ailleurs (et certainement pas concentré sur la route) quand vous papotez dans votre portable ? D’ailleurs que ce soit avec le kit mains libres ou pas : l’esprit est ailleurs, même si par miracle les deux mains sont sur le volant. Et tant qu’on a pas inventé la voiture qui conduit toute seule, votre esprit est nécessaire pour ce faire. Que se passe-t-il si un vélo débouche inopinément devant votre voiture ? Le temps que votre virtualité rattrape la réalité, le cycliste est mort. Que se passe-t-il si un enfant débouche inopinément sur la chaussée ? Même chose, il est mort avant que votre esprit n’ait pu enregistrer ce qu’il se passait.

Franchement, les bagnoles sont des armes quand on les utilise mal, alors faites un effort, le code de la route c’est pas pour les clebs ! Je tiens à ma vie, à celle de ma femme et à celle de ma fille !

Et puis respectez un peu les autres, le clignotant, c’est pas optionnel, et se garer n’importe où (pour répondre au téléphone ou aller acheter son sacro-saint paquet de clopes !) c’est d’un pénible pour les autres, automobilistes ou cyclistes ou piétons...

[1C’était sur le campus d’Orsay, où, sous prétexte que c’est un campus universitaire (??) les automobilistes se « lâchent » : ça roule n’importe comment, et le code de la route — quel code de la route ? — ; d’ailleurs, je ne le fréquente quasiment qu’en vélo ce campus, où je roule souvent entre 25 et 30 km/h. C’est étonnant de voir combien les voitures ont la frénésie de vouloir me doubler, sous prétexte que je suis un cycliste, alors que je roule à la limite de vitesse autorisée, c’est-à-dire 30 km/h ! Je rêve de voir ce campus réservé aux vélos... Encore un rêve !


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