Les tribulations d’un astronome

Un temps à ne pas mettre un astronome dehors

vendredi 2 septembre 2005 par Guillaume Blanc

Vendredi 2 Septembre 2005. 2h45. Observatoire d’Asiago, 1300 mètres d’altitude, Italie. Deux astronomes se morfondent dans la salle de contrôle du télescope de 182 centimètres. Pourtant il ne pleut pas, il ne neige pas. Une bête couche de nuages protège la nudité des beautés célestes, peut-être trop timides ou trop prudes pour se dévoiler devant le miroir de leur instrument. Des nuages pas bien épais qui jouent à cache-cache avec les étoiles. Et puis quand le voile se déchire un peu, enfin, c’est l’humidité qui monte, et il faut fermer la coupole. La météo se joue des astronomes depuis le début de la nuit. Ils n’ont réussi qu’a faire une petite image de leur supernova, et encore, l’atmosphère est tellement perturbée, « turbulente », que la qualité n’est pas terrible, terrible. Un bout de spectre aussi. Juste avant de fermer la coupole pour cause d’humidité trop élevée... Reste à patienter. Espérer. Jeter un œil sur le ciel, de temps en temps, implorer les Dieux, pour qu’ils fassent que... Attendre. Lutter contre le sommeil qui alourdit les paupières, inexorablement. La dure vie de l’observateur !


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