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Introduction

Cours sur les enjeux socio-écologiques.

Public visé

Tel qu’il est présenté ici, ce cours s’adresse à des étudiant·es en deuxième année de Licence de physique. Il se veut néanmoins accessible pour qui souhaite se pencher sur les enjeux socio-écologiques. Il peut ainsi être utile pour d’autres niveaux d’études ou d’autres cursus.

Version de mars 2026.

Pourquoi ce cours ?

Ce cours « Énergie et climat » a été introduit dans le cursus de la Licence de Physique en 2020-2021. Il constitue une introduction aux enjeux socio-écologiques de la planète, au-delà des problématiques du climat et de l’énergie, malgré son intitulé. Il fait suite à des demandes étudiantes dans les années 2028-2019 d’être formé à ces enjeux dans l’enseignement supérieur en particulier. Un rapport (Vorreux (2019)) a pointé en 2019 la quasi-inexistance de telles formations. C’est pourquoi j’ai souhaité mettre en place cette UE dès 2021. Par la suite le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche s’est emparé du problème (Jouzel & Abbadie (2022)) : chaque établissement se doit désormais de former les étudiant·es de Licence.

Les enjeux socio-écologiques

Les enjeux socio-écologiques recouvrent l’ensemble des catastrophes écologiques et sociales (et culturelles, démocratiques, etc.) qui affectent l’humanité et dont elle-même est responsable. L’être humain est de fait devenu une force géologique capable d’altérer la planète Terre dans son intégralité (et dans son intégrité), de manière incontrolée. Une nouvelle époque géologique succède ainsi à l’Holocène, l’Anthropocène (même si celle-ci est encore discutée par les scientifiques). Cette responsabilité humaine n’est cependant pas uniforme, elle est l’apanage d’une partie seulement de la population humaine, la plus riche. Inversement, les catastrophes écologiques affectent principalement, actuellement, les populations humaines les plus pauvres. Les profondes inégalités (de richesse, de race, de sexe, de genre, etc.) qui traversent l’humanité sont ainsi intimement liées aux catastrophes écologiques, elles ne peuvent donc être traitées indépendemment.

Illustration de la chaine causale de responsabilités à partir du constat sur l’outrepassement des frontières planétaires.

Figure 1:Illustration de la chaine causale de responsabilités à partir du constat sur l’outrepassement des frontières planétaires.

Le cours se propose d’explorer tout cela. La figure 1 résume le déroulé de l’enseignement. Celui-ci part du constat qu’il a désormais trop de pollutions, que ces pollutions mettent le vivant en péril — et donc l’humanité elle-même. On identifie ensuite l’origine de ces pollutions c’est-à-dire les activités humaines mais de manière très inégalitaire, la partie riche de l’humanité étant la principale responsable. Enfin, ce cours aborde la manière de résoudre ce problème, à savoir diminuer les consommations de ressources (matière et énergie), et pour cela, changer la façon de faire société.
Il se veut le plus interactif possible avec l’objectif de vous faire réfléchir sur la société actuelle par le prisme notamment de votre formation et de votre projet professionnel. Il s’agit d’une introduction : le sujet est tellement vaste qu’il pourrait faire l’objet d’un cursus entier. L’objectif est donc de vous inciter également à poursuivre votre formation au-delà, et surtout de vous amener à réfléchir sur quoi faire à votre échelle. C’est ainsi un cours interactif à plus d’un titre !

Plan du cours

Le cours s’articule de la manière suivante :

  1. Introduction
  2. Comment se construit la connaissance scientifique
  3. Le formalisme des frontières planétaires
  4. Le réchauffement climatique
  5. L’énergie dans la société
  6. Agriculture, alimentation, pollutions, eau et biodiversité
  7. Les inégalités
  8. La décroissance
  9. Conclusion

Annexes :

  1. Se nourrir quand on est étudiant·e
  2. Que faire à l’échelle individuelle ?
  3. Pour aller plus loin
  4. L’indice de Gini

Les travaux dirigés

En parallèle du cours magistral, des séances de travaux dirigés (TD) vous sont proposées.

Le fascicule des travaux dirigés.

Remerciements

Je remercie François Dulac (CNRS — IPSL) pour sa relecture attentive d’une précédente version des chapitres sur les limites planétaires et sur la construction de la science. Ainsi que Catherine Even (Université Paris Saclay) et Romain Jarrier (LCPMR) pour leur relecture attentive du chapitre sur la décroissance. Je remercie également les collègues de l’université Paris Cité qui ont œuvré dans une partie du cours magistral : Guillaume Anquetin, Soraya Boudia, Gaëlle Charron, Lisa Claussmann, Christophe Goupil, Alexis Groleau (sur la frontière de l’eau) et Adrien Perrard (sur la biodiversité).

De nombreuses discussions avec des collègues, notamment au sein du collectif Labos1point5 et de l’association EESES, ont nourri le chapitre sur la décroissance. Différents podcasts, articles, conférences ou livres de penseurs actuels de la décroissance l’ont également alimenté ; citons Timothée Parrique, Vincent Liegey, François Jarrige, Jason Hickel, etc. Je remercie en particulier Mathieu Bouffard, Gaëlle Charron, Roland Lehoucq, Arnaud Giacometti... et le collectif Passerelle pour leurs précieux apports.

References
  1. Vorreux, C. (2019). Mobiliser l’enseignement Supérieur Pour Le Climat [Techreport]. The Shift Project. https://theshiftproject.org/article/nouveau-rapport-mobiliser-superieur-climat/
  2. Jouzel, J., & Abbadie, L. (2022). Sensibiliser et Former Aux Enjeux de La Transition Écologique et Du Développement Durable Dans l’enseignement Supérieur [Techreport]. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/former-aux-enjeux-de-la-transition-ecologique-dans-le-superieur-83888