Les tribulations d’un astronome

Écrin

mercredi 30 juillet 2008 par Guillaume Blanc
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Imposante et majestueuse, belle et parfois rebelle, dent panachée d’un manteau de neige et de glace. Prude, assurément. Timide, elle pâlit sous le feu des projecteurs. La Barre des Écrins culmine. Sa majesté trône sur le glacier Blanc, sur les sommets alentours. Elle domine.

J’ai monté mon Nikon D200 par là-haut, car tout comme Henri Bussillet, une balade en montagne sans appareil photo me semblerait bien vide de sens. Comme je me suis senti malheureux les rares fois où je l’ai oublié ! Fixer sur la pellicule (avant) ou le capteur CCD (maintenant) cette émotion sans fin qu’est la contemplation des cimes et de leurs parures me semble être un objectif digne du plus haut intérêt.

« Une double passion me tiraillait alors, celle de l’alpinisme, aller, venir, coucher dans les refuges, grimper, et celle de la photographie, non moins bien accrochée à moi, faisant si bien corps que je n’eus pas imaginé effectuer une course sans mon Gaumont 6 x 13. »

Docteur Henri Bussillet (1882-1968), dans « Une passion pour l’Oisans » de Jacques Bussillet, éditions E/B/S.

Pourtant je n’ai guère de mérite : par rapport à son « Gaumont 6 x 13 », appareil stéréo destiné à la prise de vue en relief, mon « Nikon D200 » prend de belles photos quasiment tout seul ! De surcroît il doit peser infiniment moins lourd... Au début du XXe siècle, aller faire des photos en montagne relevait de l’expédition. Aujourd’hui, la chose est d’une désespérante banalité. Même si le fameux « œil du photographe » peut encore, parfois faire une petite différence...


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