Les tribulations d’un astronome

Coca

samedi 16 septembre 2006 par Guillaume Blanc

Je suis accro. Je crois. Sans ma rasade journalière post-digestive, je sortirais de l’après-midi un « rtyuiop^$ » à la mode de de Vinci imprimé sur ma chair frontale. Le seul moyen que j’ai trouvé, donc, de passer l’après-midi sans sombrer dans les limbes de la digestion : un coup de fouet sucré, frais, légèrement caféiné, plein de bulles qui piquottent les papilles avant d’aller titiller les neurones !

Cependant mon penchant pour ce breuvage ne s’arrête pas là. En effet, quand d’autres s’offrent une bière désaltérante, en arrivant au refuge, par exemple, pour moi ce sera un coca s’il vous plaît. Le coca, c’est pratique, on en trouve partout (sauf qu refuge de Maljasset en Ubaye). À peu près aussi universel que la flotte.

Se décline au féminin en Italie (una coca), et sonne dur comme le rock outre-atlantique (a coke, à ne pas confondre). C’est d’ailleurs dans un bar de Berkeley que j’ai ingurgité mon verre de coca le plus infecte : réhydraté avec de l’eau du robinet, il avait un goût de chlore... Je crois que mon penchant pour le coca est à peu près aussi incompréhensible pour mes concitoyens que mon absence de penchant pour le vin ou la bière. Il vrai que le coca n’est pas particulièrement indiqué pour la santé, encore que. Conseillé en cas de troubles gastriques, il remet de l’ordre dans les barbouillements stomacaux. Ceci étant ça bousille l’émail des dents, surtout si consommé en dehors des repas. Or j’en consomme uniquement en dehors des repas ! Ça ne m’étonne pas plus que ça, puisque certains l’utilisent comme décapant ménager.

Mais ce qui m’interpella le plus, c’est de voir les arrivants du triathlon d’Embrun passer par la case coca. Après plus de dix heures d’effort (3,8 kilomètres de natation, 188 kilomètres de vélo avec 5000 mètres de dénivelés positifs, et pour finir un marathon pas tout plat tout plat), ils étaient (à l’époque où je regardais ça de près, ce qui doit bien faire une bonne quinzaine d’années) réhydratés au coca. Le breuvage ne devait donc pas faire tant de mal que ça ! Rétrospectivement, je comprends : après l’effort, ce liquide hyper-sucré, piquant, fait plutôt du bien par où il passe. Je ne sais pas ce qu’en disent diététiciens et autres médecins, mais le fait est là.

Le coca c’est aussi bon pour la route : un coup de pompe au volant, une rasade de coca, et ça repart pour un tour. Quelques menus problèmes, cependant, relatifs à ça. D’abord, en conduisant seul, il faut faire gaffe de ne pas perdre le bouchon de la bouteille, sous peine de devoir faire la fin du voyage en tenant le volant d’une main, la bouteille de l’autre. Quant à mettre la main sur le bouchon sauteur sans perdre la route des yeux, quand on est sur l’autoroute, avec seulement deux mains à disposition, le tout en restant vivant, c’est plutôt sport !

Et puis bon, faut bien mourir de quelque chose... Contrairement aux pesticides, le coca, je sais quelle quantité j’en ingurgite ! (Mais je ne sais pas ce qu’il y a dedans... Ceci étant, les pesticides non plus !)


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