Les tribulations d’un astronome

Finalement, finalement...

mercredi 28 janvier 2009 par Guillaume Blanc

Tout ne va pas si mal en ce bas monde ! Peut-être même qu’il y aurait une justice ! D’ailleurs c’est bel et bien la justice qui a condamné cet évènement incongru qu’est la Croisière Blanche. Une course de quads, 4x4 et autres engins du même acabit dans la neige sauvage des montagnes du Champsaur et du Valgaudemar. Ou comment souiller la blancheur des cimes, comment perturber leur silence séculaire, comment troubler leur fragrance... L’association de protection de la montagne Mountain Wilderness s’est battue pendant des années et des années pour tenter de démontrer l’illégalité de la chose et démonter cet horrible cirque mécanique. La course recevait effectivement une dérogation préfectorale pour permettre aux « Mad-Max de bazar » d’aller dégueulasser les pistes de montagnes protégées... Ce fut long, mais finalement la justice a eu gain de cause. L’édition 2009 n’aura pas lieu.

Au début de l’automne, dans le parc national du Mercantour, se tramait un massacre en règle. Quelques élus locaux avaient décider de creuser une véritable autoroute de la randonnée dans le massif à grand renfort de pelles mécaniques et d’hélicoptères, le tout dans un espace protégé, toujours au nom du dieu Pognon. Cela va de soi. Et en catimini. Heureusement l’omniscient internet eu vent de la chose et relaya l’information à la vitesse de la lumière. Bientôt tout le monde de la montagne se mobilisa pour stopper le jeu de démolition et étudier le truc. L’histoire eu moult rebondissements, pour finalement aboutir sur un statu quo. Le projet ne va pas redémarrer de si tôt, et certainement pas sous sa forme originelle. On n’abîme pas la montagne impunément. Na !

Et puis, finalement, vous vous souvenez de ce projet de téléski dans la petite station des Hautes-Alpes, Crévoux ? J’en avais longuement parlé par ici, farouchement opposé à l’aberrante chose. J’avais cru un temps que l’on avait « perdu » la partie, la consultation publique du projet n’avait pas porté ses fruits, malgré de nombreux commentaires contre, le préfet avait donné son autorisation au permis de construire (ou de démolir, tout dépend du point de vue) — le même préfet qui dérogeait à la légalité pour la Croisière Blanche... ? Nous avions alors possibilité de demander un recours administratif dans un délai d’un mois. Mais mis au courant trop tard, nous avions loupé le coche. Dans l’attente des premiers coups de pelleteuse, je parcourais la crête de la Ratelle à quelques reprises ces dernières saisons, juste là où devait se construire ce fameux téléski. Et finalement il ne se fera pas. Faute de réelle volonté collective, faute de moyens... Peu importe. La montagne reste vierge. Encore un peu.


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